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[2014] Le mot du Maire

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  • Que nous ouvrions ensemble l’ère de la paix et de la prospérité dans la péninsule coréenne

  • SMG 889
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    Allocution prononcée lors la cérémonie du septième anniversaire de la déclaration conjointe Sud-Nord du 4 octobre.

    Date le 4 octobre 2014 | Lieu Grand Ballroom de la tour 63

    Mesdames et Messieurs, bonjour. Je me présente, Park Won-soon, maire de Séoul. Je tiens vivement à remercier Monsieur le président de la Fondation Roh Moo-hyun, Lee Hae-chan ainsi que tous les invités, d’avoir bien voulu m’inviter à cette réunion.

    L’année prochaine est le soixante-dixième anniversaire de la libération.Jusqu’à présent, nous avons souffert pendant trop longtemps des tensions,des menaces et des tracas suite à la division de notre territoire. Or, le 15 juin 2000, nous avons constaté une lueur pour la paix et la coopération lors du sommet intercoréen. Il y a sept ans, le 4 octobre, les dirigeants du Sud et du Nord nousont démontré qu’il était possible de mettre fin à la rivalité entre les deux Corées et de reprendre le chemin de la paix durable.

    En revanche, en 2010, le naufrage de la corvette Cheonan a encore refroidi les relations intercoréennes, ce qui nous attriste. C’est la raison pour laquelle j’insiste sur le fait que la réconciliation historique entre les deux Corée est un devoir national pour la paix et l’avenir de notre péninsule.

    La réconciliation ne se réalise pas du jour au lendemain. Elle arrive lorsque le Sud et le Nord font du mieux possible pour rester dans le dialogue et instaurer un climat de confiance l’un à l’autre à l’échelle non-politique et non-militaire.

    Je pense que les gouvernements locaux doivent désormais prendre l’initiative d’échanger avec la Corée du Nord. J’ai sans cesses insisté sur cette idée par une coopération du gouvernement et des acteurs du secteur privé dans le cadre des activités des ONG ainsi que de la mairie de Séoul. En effet, je suis toujours la ferme conviction qu’il faut une collaboration active du gouvernement central, des localités et des personnes du secteur privés sur des sujets de la diplomatie, de la sécurité et de la réconciliation.

    Nombreux citoyens coréens veulent tirer les leçons de la réunification allemande mais pensent qu’elle s’est faite du jour au lendemain. Je ne suis pas de cet avis. Même après le changement de régime, l’Allemagne avait continué à soutenir sa fameuse politique vers l’Est. A force d’accumuler une confiance mutuelle avec des politiques, des échanges et des projets coopératifs cohérents, elle a finit par achever non seulement la « réunification juridique » mais aussi la « réunification effective ».

    C’est une prouesse qu’a remporté Berlin dans sa politique des échanges entre villes.

    En 1985, les deux Allemagne se sont rapprochées suite a la visite du président du conseil d’état de l’Allemagne de l’est, Erich Honecker, en Allemagne de l’ouest et particulièrement a Saarland, sa région natale. Par la suite 62 rapprochements similaires ont été effectués. Grâce à ces opportunités, elles ont échangés et ont collaboré sur différentes tâches comme le transport, le logement, la pollution, le sport et les événements culturels. L’effondrement du mur de Berlin en 1989 est le fruit de ce travail effectué pendant 4 ans.

    Il est temps que nous changions fondamentalement les idées sur le rôle diplomatique des gouvernements locaux. En prenant conscience de la contribution apportée par les gouvernements locaux et les ONG à la réunification allemande, nous devons nous efforcer ‘à devenir un des piliers des projets collaboratifs avec la Corée du Nord.

    Pour prendre le chemin de la paix et de la réunification, il n’y a pas d’opposition entre la droite et la gauche, entre le gouvernement central et locaux. Je suis convaincu que la communication active entre les gouvernements va apporter une pierre à l’édifice de la paix dans notre péninsule. En effet, dès mon entrée en fonction en 2011, j’ai continuellement proposé le relancement du « foot Kyeongpyeong » qui avait suscité l’amour fraternel ardent de nos ancêtres sous l’invasion japonaise et du «concert de l’orchestre philharmonique de Séoul à Pyeongyang » pour l’échange culturel intercoréen. Ainsi, j’ai suggéré une recherche commune de l’histoire coréenne, sur un plan commun entre les villes et des projets coopératifs économiques ayant pour modèle le complexe industriel de Gaeseong.

    Je crois que la réunification nous rapprochera lorsque les citoyens de Séoul et Pyeongyang seront à l’écoute l’un de l’autre et feront confiance l’un à l’autre. En se fondant sur cette base, Séoul va faire tout son possible pour établir un plan de co-développement après la réunification.

    Or il y a long chemin à parcourir pour atteindre une confiance mutuelle et une paix que la déclaration du 4 octobre avait faites naître.C’est-à-direque pour reprendre l’esprit du 4 octobre qui a su imposer le respect et une compréhension mutuelle, beaucoup d’efforts sont nécessaires.

    L’ancien président Kim Dae-jung, le protagoniste de la déclaration du 15 juin, et l’ancien président Roh Moo-hyun, l’héro de la déclaration du 4 octobre ne sont pas présent à cette réunion. Cependant, l’émotion et la joie que nous avons ressenties à l’époque sont toujours présentes au fond de nos cœurs.

    Nous n’oublions pas ce que l’ancien président Kim Dae-jung avait déclaré : « J’ai l’intention de fonder notre pays où la liberté s’écoule comme une rivière, la démocratie s’épanouit comme des fleurs et le rêve de la réunification se forme comme un arc-en-ciel». Nous n’oublions pas ce que l’ancien président Roh Moo-hyun avait dit avant de franchir la ligne de démarcation militaire : « Je franchis aujourd’hui cette ligne en tant que président de la Corée du Sud. Plus de gens vont franchir cette ligne, et enfin, cette ligne sera effacée au fur et à mesure ».

    L’année prochaine sera le soixante-dixième anniversaire de notre libération. A cause de la longue division, l’unité entre le Sud et le Nord se dégrade progressivement. Il faut prendre conscience que le temps nous est compté pour améliorer la relation intercoréenne et la réunifier.

    Il est temps de revivre l’esprit du 4 octobre et d’ouvrir avec passion l’ère de la paix et de la prospérité pour l’avenir de notre péninsule. Nous allons marcher tous ensemble. Merci.