Le « Gouvernement intelligent » de la ville de Séoul est un « Gouvernement de confiance »

Discours de bienvenue du dîner d’accueil de la 2e Assemblée générale de WeGO (World e-Goverments Organization of Cities and Local Governments)

Date : 12 novembre 2012
Lieu : Barcelone, Espagne

Mesdames et Messieurs,

Je suis Park Won-soon, maire de Séoul et président de WeGO. C’est un grand honneur pour moi de pouvoir rencontrer les maires de différentes villes, les délégués, les experts des technologies informatiques, le personnel de l’UNPAN et celui de la Banque mondiale qui sont venus à Barcelone pour participer à la 2e Assemblée générale de WeGO. Je remercie Monsieur le Maire de Barcelone, Xavier Trias i Vidal de Liobatera, d’avoir organisé cet événement.

WeGo a organisé sa première Assemblée générale en 2010 après avoir organisé un Forum des maires en 2008 et un forum des CIO (chief information officer) en 2009. Demain, nous commençons la deuxième Assemblée générale avec le thème, « Smart Gouvernment with all » (gouvernement intelligent avec tous). Je voudrais remercier les villes membres pour leurs efforts et leur soutien.

Cela ne fait qu’un an que je suis maire de Séoul. Pendant un an, j’ai fait divers efforts pour réaliser « Smart Gouvernment » à Séoul. Tout d’abord, nous avons commencé par le « Partage d’informations 2.0 ». Par le biais de la place de communication d’informations (Information Communication Plaza), nous avons pu partager des informations publiques avec les citoyens. Si, dans le passé, seuls les citoyens ayant fait une demande spécifique d’informations ont pu les obtenir, la Place de communication d’information a réalisé un système de partage où les informations sont disponibles sans être l’objet d’une demande particulière.

Le 1er novembre, Séoul a créé le « SMC » (Social media center) qui a pour objectif de changer le paradigme de l’administration municipale à l’aide des technologies intelligentes et des médias sociaux tels que Twitter et Facebook. Les propositions des citoyens recueillies au SMC sont immédiatement transmises au bureau, et les citoyens peuvent consulter la suite de leurs propositions. L’été dernier, Séoul a connu une pluie diluvienne localisée de 30 mm/h et cette information a été rapidement relayée sur Twitter, Facebook ou d’autres médias sociaux. Grâce à ces modes de communication efficaces, le système contre les catastrophes a été activé et nous avons pu prévenir des dégâts potentiels. Le SMC nous permet non seulement de communiquer directement avec les citoyens en vue d’une mise en place rapide et adaptée des politiques municipales, mais aussi de réagir en cas de catastrophes ou de désastres.

Le « Smart Government », rendu possible par le « Partage d’informations 2.0 » et le SMC, apporte de la crédibilité à la ville vis-à-vis de ses citoyens. En ouvrant la porte de l’administration municipale et en reflétant les propositions des citoyens, la ville communique avec ces derniers et cette communication crée un climat de confiance. Ainsi, le « Smart Government » est le « gouvernement de confiance ».

La confiance ainsi établie favorise également l’autorité locale à résoudre les problèmes urbains. Dans la société contemporaine, nombreux sont les problèmes qui exigent une réflexion et des solutions de la communauté internationale. Par rapport au système étatique où un accord est difficilement atteint en raison des conflits d’intérêts, la coopération entre les villes est relativement plus libérale et efficace.

Afin de réaliser une administration à la hauteur de la demande des citoyens et des problèmes urbains croissants, il est indispensable de construire un réseau de coopération et de partage entre les villes et d’utiliser les nouvelles technologiques informatiques qui ne cessent d’innover.

Aujourd’hui et demain, de nombreuses rencontres sont organisées. J’espère que toutes les villes participantes pourront réussir à former un réseau mondial et à renforcer le gouvernement électronique grâce aux technologies numériques.

Je vous souhaite également un bon et inoubliable séjour à Barcelone. Bonne soirée et merci beaucoup.




La sécurité prime avant tout

Inspection de sécurité dans la caserne de pompiers de l’arrondissement de Yeongdeung-po

Date : 26 décembre 2012
Lieu : Caserne de pompiers de l’arrondissement de Yeongdeung-po

Il faudrait d’abord réexaminer les problèmes les plus pertinents aux yeux des experts. Mieux vaut prévenir que guérir.

Nous venons d’aborder le sujet des tours d’habitation, qui ne cessent de se multiplier en ce moment. L’incendie à Haeundae n’a tué personne, mais a suscité de nombreuses questions. On ne peut pas rester les bras croisés après un tel accident. Les équipements ont été améliorés depuis, mais nous devons faire plus, notamment en ce qui concerne les gratte-ciels. Ce n’est pas un gaspillage de fonds publics. Par exemple, au Japon, tous les appartements sont dotés de balcons, tandis que nous les utilisons ici plutôt pour le stockage. Lorsqu’un incendie se déclare, le feu se propage rapidement et l’on n’a finalement nulle part où s’abriter.

La sécurité prime avant tout. Dans les rapports tout paraît impeccable, mais des problèmes surviennent dès qu’un accident se produit. Par exemple, certains appareils ne fonctionnent pas correctement. Ces problèmes impliquent souvent la corruption. Il faut donc vérifier si tout fonctionne correctement. Il faut aussi vérifier les parkings pour détecter les problèmes qui persistent. Par exemple les ruelles trop étroites pour les camions d’incendie dans le quartier de Bukchon. Alors une inspection préliminaire du quartier est nécessaire pour prévoir par quel chemin il faut passer et où des échelles sont à placer. Dès qu’un incendie se déclare dans un quartier de Séoul, il faut élaborer un plan d’évacuation pour chaque quartier.

Certains quartiers sont exposés à un risque accru d’incendie. Il faut élaborer un plan d’évacuation qui décrive les particularités de chaque bâtiment et de chaque quartier, et qui permette de comprendre comment s’y rendre et avec quelle sorte de véhicule, où se garer et quels équipements utiliser. En analysant tous les bâtiments de Séoul, il faudra faire une liste des rues adjacentes et des moyens de lutte anti-incendie appropriés. Cette liste nous permettra de repérer facilement les bâtiments et les rues accessibles pour les camions d’incendie et les équipements. Il faudra étudier absolument tout, y compris les grands bâtiments et les petites ruelles que compte la ville.

Pourquoi ne pas utiliser la technologie informatique ? Par exemple, en rouge seraient marquées les rues accessibles par les camions d’incendie, et en cas de manque d’accès indiquer au moins les rues les plus proches du bâtiment qui a pris feu.

Nous avons un bon système de compte-rendu, mais des problèmes se révèlent à chaque fois qu’un accident survient. C’est pour cela qu’il est important d’effectuer une inspection sur le terrain. Par exemple, beaucoup d’extincteurs dans le métro sont en panne. Ce problème a déjà été dévoilé dans les médias. Nous devrons nous assurer que tout fonctionne correctement.

Nous avons parlé du danger des gratte-ciels. Aucun accident ne s’est produit récemment, mais il faut rester vigilant à tout moment. Comme je vous ai dit tout à l’heure dans la tour 63, même s’il est vrai que nous avons bien établi les lignes directrices concernant l’architecture, il faut prendre en compte l’évolution des technologies. C’est pour cette raison que je vous ai proposé un forum politique. Plusieurs entreprises nous disent que leurs équipements de qualité ne sont pas utilisés. Cela montre que la Ville de Séoul ne suit pas les progrès de la technologie qui se poursuivent. Le forum politique donnera aux participants l’occasion d’échanger des renseignements. Alors que l’on vit à l’ère de Wikipédia, il n’y a toujours pas de salon d’exposition des équipements de lutte et de protection incendie. On a besoin d’organiser un tel forum. On ne doit pas se contenter de dire qu’il a déjà été fait il y a 2 ou 3 ans.

Nous tiendrons en considération les cas d’autres villes telles que Londres et New York. La gouvernance au quotidien joue un rôle important dans la lutte contre l’incendie. Tandis que la prévention reste la plus importante, les habitants doivent apprendre à maîtriser le feu eux-mêmes. Une fois qu’il s’est propagé, le feu est difficilement contrôlable, donc il faut veiller à ce que le système de coopération soit bien établi. C’est pour cela que le rôle des pompiers volontaires revêt une grande importance. Il faudra mettre en place un programme de formation et d’entraînement pour ces personnes.

J’espère qu’une gouvernance au quotidien puisse être mise en place dans la lutte contre l’incendie. On a tendance à signaler les problèmes seulement lorsqu’un accident se produit, comme lors des incendies survenus dans des Karaoke à Incheon et à Sea-Land. Ces accidents impliquent souvent des problèmes de corruption. Il faudra exclure tout risque d’accident à Séoul en renforçant l’inspection.

La sécurité n’est pas obtenue sans effort. La lutte contre les accidents ne peut être efficace que si l’on déploie des efforts considérables pour intensifier la prévention.




Accroître le bonheur des citoyens, c’est protéger les droits de l’Homme

Cérémonie de nomination pour le « Comité des droits de l’Homme de Séoul »

Date : 27 novembre 2012
Lieu : Salle de réunion de la Mairie de Séoul

Je suis très heureux de lancer le « Comité des droits de l’Homme de Séoul » avec vous, les représentants de ce domaine. Aujourd’hui, avec ce comité, Séoul a fait un premier pas pour devenir une ville des droits de l’Homme.

Parmi les plus beaux moments de ma vie, je me souviens du jour où j’ai présenté la « Déclaration des droits des citoyens de Séoul » lors de ma campagne électorale à la Place de Gwanghwamun. Beaucoup de citoyens ont partagé ma joie ce jour-là.

Les droits de l’Homme doivent être garantis pour tous et la première fonction du maire consiste à les protéger et à les promouvoir. Toutes les tâches que j’effectue en tant que maire, comme la réforme des lois et du système administratif, la promotion du bien-être, la protection des citoyens au quotidien, la mise en place d’une croissance économique équilibrée, contribuent à améliorer la protection des droits de l’Homme. Accroître le bonheur des citoyens, c’est protéger leurs droits ainsi que les droits de l’Homme.

La Ville de Séoul a créé un Service des droits de l’Homme au début de cette année et l’a même élevé au rang de Division en septembre dernier lors de sa restructuration. Nous avons ensuite mis en place un Comité des droits de l’Homme, instauré la fonction de citoyen-défenseur de ces droits qui joue le rôle de médiateur et créé une Ordonnance préliminaire. Nous dressons actuellement les grandes lignes de la politique des droits de l’Homme de Séoul.

Il faut savoir qu’en juillet dernier, plusieurs citoyens ont exprimé leur opinion sur notre politique des droits de l’Homme. La contribution des membres du Comité des droits de l’Homme est donc indispensable pour prendre en compte leurs points de vue dans l’application de nos mesures. Nous avons besoin de votre aide pour assurer une meilleure protection des droits des citoyens de Séoul. Merci.




La jeunesse rencontre Park Won-soon

Forum politique pour les jeunes

Date : 6 novembre 2012
Lieu : Seoul Partner House

Tout d’abord, j’avoue que vous avez abordé de nombreux points intéressants que je devrais examiner plus sérieusement. J’ai pensé que ce serait une bonne idée si nous pouvions organiser des rencontres entre l’Association collective des jeunes et les responsables du département municipal chargé de la jeunesse.

Vous avez parlé de sujets divers tels que la santé, la nourriture et l’emploi. Je voudrais poursuivre ce dialogue et ce débat dans le futur. Les réunions avec l’Association collective des jeunes me semblent aussi particulièrement importantes parce qu’elles représentent une occasion pour nous d’écouter vos idées et d’examiner vos propositions pour déterminer si elles sont faisables ou s’il faut encore y réfléchir. Ces échanges seront une plateforme de communication bilatérale. D’ailleurs, je voudrais que nous consacrions une séance pour traiter des difficultés que vous avez eues lorsque vous avez lancé vos entreprises.

Vous avez dit que la durée de location du Centre de soutien pour les jeunes entreprises a été écourtée à un an. Elle peut être rallongée jusqu’à deux ans et des espaces consacrés aux sociétés avec plus de 3 ans d’activité sont disponibles dans deux centres, l’un dans le quartier de Gangseo et l’autre dans celui de Guro. Le Centre offre également un soutien personnalisé par étape à chaque entrepreneur. D’ailleurs, nous sommes en train de créer un Fonds social d’investissement d’à peu près 100 milliards de wons. Il deviendra probablement la première banque sociale d’investissement en Corée du Sud.

Vous avez aussi proposé que la mairie achète vos produits ou vos services, n’est-ce pas ? Nous sommes déjà en train de le faire à travers les salons d’achat. Nous dépensons 3 trillions de wons dans l’achat des produits des sociétés coopératives d’intérêt collectif, des sociétés des personnes handicapées ou des petites entreprises. C’est une somme énorme, n’est-ce pas ? Malheureusement, ces entreprises n’arrivent pas à produire assez. En effet, la mairie a besoin de beaucoup de choses, du papier toilette ou des outils de nettoyage jusqu’à divers services. Donc, je vous encourage à relever le défi. Le Centre de soutien des jeunes entreprises se situe à côté de Garden Five dans le quartier de Gangnam. Ensuite, le Centre de Gangbook, qui occupe l’ancien bâtiment de la mairie de l’arrondissement de Mapo, produit des objets et des services de très bonne qualité. Bien sûr, ils pourront avoir certaines difficultés pour introduire leurs produits dans un marché compétitif, mais ils recevront nos aides en matière de design et de technologie. Si vous visitez les bureaux de la Seoul Design Foundation dans le quartier de Dongdaemun, vous pourrez voir des produits portant la marque de la fondation, « Design Tag ». Quand je les ai vus, j’ai pensé que je pourrais même les vendre à Manhattan dans la ville de New York. J’ai décidé de renforcer la chaîne de distribution pour vendre tout ce qu’ils produisent. La Seoul Business Agency, une des agences de la mairie de Séoul, s’est lancée dans la vente d’objets produits par des sociétés coopératives, des entreprises créées par des jeunes ou des personnes handicapées, voire même des ateliers fondés par des femmes mariées.

Ensuite, vous avez parlé des boutiques. Nous venons de décider d’attribuer 20 % des boutiques situées dans les allées du métro aux entreprises d’intérêt collectif y compris celles qui regroupent les jeunes et les personnes handicapées. En outre, nous essayons de vous encourager à vendre leurs marchandises. Vous pourriez récupérer à peu près 20 % des bénéfices. Vous savez que c’est une bonne chose de vendre ces produits parce que ce sont des marchandises produites par les plus faibles et les plus démunis de la société. Pour ce faire, nous envisageons de créer un réseau de vendeurs autonomes. Tout cela pour vous dire que nous sommes en phase de transformation. Ce que vous avez dit date déjà d’un ou deux ans.

Nous sommes en train de constater de nouveaux changements sur le terrain. Qui était le monsieur de tout à l’heure ? Monsieur Go Seong-ho. Vous êtes génial. Avec une telle passion, rien n’est impossible pour vous. Ah, vous êtes Monsieur Choe Seong-ho. Je n’ai pas pu bien entendre votre nom à cause de la distance. Monsieur Choe Seong-ho, vous étiez incroyable tout à l’heure.

Même si la mairie de Séoul élabore des tonnes de mesures avec les meilleures intentions du monde, c’est à vous de les rendre efficaces. Nous savons pertinemment que vous êtes entravés par la barrière des procédures administratives. Si vous signalez les éléments qui ont posé problème, nous serons tout à fait prêts à les corriger.

Je vous présente d’abord le chef du département, Monsieur Gang Byeong-ho, chargé des politiques de l’emploi. Il est derrière vous.

Ensuite, je voudrais demander à tous nos chefs de se lever. Le chef du département, Monsieur Kim Sang-gu, également. Veuillez saluer. Oui, ils vous ont tous écoutés.

Aujourd’hui, j’étais tellement content de vos suggestions que j’ai vraiment tout noté dans mon cahier en toutes lettres. Dans un autre carnet, j’ai dressé une liste des points sur lesquels je vais entamer des discussions dès demain. Vous voyez, je note tout. Mais le plus important c’est de passer aux actes, n’est-ce pas ?

Nous avons attendu tellement longtemps. J’ai écouté les sujets sur lesquels vous avez réfléchi et vous vous êtes mis d’accord. Certains auraient encore besoin de révisions, mais d’autres me paraissent être prêts à mettre en place. Il y avait aussi des points auxquels la mairie doit réfléchir. Nous allons tout examiner. Donc, donnez-nous une autre occasion d’organiser une réunion avec vous !




Partageons la vie et l’économie

Salon des sociétés coopératives d’intérêt collectif

Date : 8 novembre 2012
Lieu : SETEC

La vie est de plus en plus dure avec toutes ces crises économiques, n’est-ce pas ? Quand nous examinons le mode de vie de nos ancêtres, nous pouvons constater qu’ils ont pu surmonter les difficultés grâce à la coopération communautaire.

Si notre vie devient de plus en plus pratique par rapport au passé, nous avons beaucoup plus de mal à résoudre les problèmes sociaux. Les gens sont fatigués par la concurrence acharnée, les conflits sociaux et la bipolarisation de la société.

Les sociétés coopératives d’intérêt collectif sont des entreprises qui poursuivent à la fois des intérêts économiques et ceux des citoyens et elles ont pour objectif de résoudre les problèmes sociaux. Ces sociétés fournissent des services sociaux dans des domaines publics qui sont hors de portée du gouvernement. Elles essaient de résoudre les difficultés liées au chômage, à l’environnement et aux conflits sociaux, c’est-à-dire les domaines où les mécanismes de marché ne fonctionnent pas. Pour ce faire, ces sociétés innovent en travaillant en collaboration avec les communautés locales.

Ce « Salon des sociétés coopératives d’intérêt collectif » qui débute aujourd’hui est une occasion pour ces entreprises de se faire connaître au grand public et de changer les idées reçues sur ce type de société. Par exemple, les visiteurs auront l’occasion de participer à des ateliers pour comprendre le travail effectué par ces entreprises. Ce sera également une bonne occasion de montrer que les problèmes sociaux ne peuvent être résolus que par la coopération et non pas la compétition.

Pour cette édition, nous accueillions cent sociétés coopératives d’intérêt collectif et entreprises luttant pour une société de partage. À travers une série de conférences, ces sociétés présenteront des solutions innovantes aux questions sociales auxquelles est confrontée Séoul telles que l’agriculture urbaine, l’efficacité énergétique, la jeunesse en danger et le logement.

La mairie de Séoul soutiendra ces sociétés et leur fournira un écosystème durable aussi bien par la dynamisation des achats collectifs de ces sociétés coopératives que par la formation de jeunes talents et la construction d’infrastructures.

Enfin, j’espère que les citoyens pourront repartir avec une idée un peu plus claire de ce type d’entreprise. Et pour les entrepreneurs participants, je leur souhaite une bonne occasion de marquer un grand pas dans notre société.

Les entrepreneurs et les associés participant à cet événement ont fait preuve de créativité et d’innovation pour que vous, les citoyens, puissiez voir à quoi ressemble une vie partagée. Je voudrais solliciter toute votre participation et toute votre attention.

Je serai toujours avec vous pour vous soutenir. Je vous remercie.




Nous avons besoin d’aide pour l’emploi des personnes handicapées

Discours à l’occasion de la conclusion de la convention pour l’emploi des personnes handicapées

Date : 5 novembre 2012
Lieu : Salle de planification de la Mairie de Séoul

Monsieur Kim Myeong-su, le président du Conseil municipal de Séoul,
Monsieur le Président de la commission permanente,
Messieurs les responsables des 16 organismes d’investissement et notamment Monsieur Lee Seong-gyu, le président de l’Agence coréenne de placement pour les personnes handicapées et Messieurs les responsables locaux,
Je vous remercie de participer à la réunion pour la promotion de l’emploi des personnes handicapées, en dépit de votre horaire très chargé.

L’emploi garantit une meilleure protection sociale et cela est encore plus vrai pour les personnes handicapées. Le taux d’emploi dans la fonction publique à Séoul est de 4,17 %, soit 0,34 % plus élevé que la moyenne nationale qui s’élève à 3,83 %. Dans le secteur privé, ce taux est de 1,97 %, soit 0,28 % inférieur à la moyenne nationale à 2,25 %. Environ 400 000 personnes handicapées sur un total de 2,5 millions habitent à Séoul.

Les personnes handicapées ont de plus en plus du mal à trouver un emploi en raison de la crise du chômage qui s’aggrave. Pour corriger cette situation, le gouvernement local prend des mesures précises et tangibles. C’est pour cela que la Ville de Séoul s’est donné l’objectif plutôt ambitieux de porter le taux d’emploi des personnes handicapées dans la fonction publique à 6 %, un chiffre deux fois plus élevé que le taux minimum d’emploi fixé par la loi à 3 %. Pour atteindre cet objectif, nous avons appliqué un système de quotas qui impose que le personnel soit composé à 10 % de personnes handicapées en embauchant 80 personnes handicapées sur un total de 814 nouveaux arrivants.

Nous avons également organisé des salons de l’emploi et mis en place un centre de placement pour les personnes handicapées pour favoriser leur embauche dans le secteur privé, ce qui a aidé 750 personnes à trouver un emploi jusqu’à fin août cette année. Cependant, le chemin à parcourir est encore long.

J’espère que cette convention permettra de développer la collaboration entre la contribution du Conseil municipal et les études de l’Agence coréenne de placement pour les personnes handicapées et portera ses fruits.

Je suis convaincu que la convention que nous avons établie ensemble aujourd’hui continuera à s’améliorer au niveau opérationnel. Nous sommes très reconnaissants de la contribution du Conseil municipal et de l’Agence coréenne de placement pour les personnes handicapées. Merci.




Je suis venu en tant que citoyen

Bureau du maire sur le terrain dans la New Town d’Eunpyeong

Date : 1er novembre 2012
Lieu : Bureau du maire sur le terrain dans la New Town d’Eunpyeong

M. Park : je suis venu en tant que simple citoyen. Ça fait combien de temps que vous habitez ici ?

Personne âgée : Ça fait 5 ans.

M. Park : Avez-vous rencontré beaucoup de problèmes ?

Personne âgée : Il n’y a pas de pavillon tout au long de la colline du parc Jingwan Geullin pour me reposer. Et c’est un parc que tous les habitants locaux visitent. Même les crèches et les écoles primaires y font des sorties scolaires.

M. Park : Je resterai ici jusqu’au 9, donc j’y irai sûrement un jour pour voir ça.

M. Park : Le district d’Eunpyeong est un des districts en grande difficulté. J’essaie d’investir un peu plus dans des quartiers délaissés. À mon avis, la New Town d’Eunpyeong est confrontée à plusieurs inconvénients. Je pense notamment aux problèmes de transport, à la vente d’appartements non achevés, etc. En allant sur le terrain pour me promener dans le quartier et aller dans des restaurants et en me rapprochant des habitants, je pourrai trouver des solutions.

Présidente d’une réunion des femmes locales : Il y a 700 foyers dans le premier complexe et 300 foyers dans le deuxième complexe. La majorité des habitants sont jeunes, mais c’est difficile pour eux parce que nous n’avons pas encore de commerces dans le quartier. Il n’y a même pas de bain public. La circulation est aussi compliquée parce que nous n’avons pas encore construit assez de routes.

M. Park : Je le verrais sûrement si je me rendais au travail d’ici tous les jours.

Chef du bureau de marketing de SH Corporation : La plupart des appartements de 40 pyeong (environ 130 m2) sont vendus, mais il nous reste encore beaucoup d’appartements de 50 ou 60 pyeong (de 165 ou 200 m2)

M. Park : C’est la taille qui compte alors.

Chef du bureau de marketing de SH Corporation : Parmi plus de 2 500 unités de 40 pyeong, trois seulement n’ont pas encore été vendues. Nous avons également construit 1 657 appartements de 50 pyeong et il en reste toujours 188. Enfin, parmi 848 unités de 60 pyeong, la moitié, c’est-à-dire 427, n’a est aussi toujours pas vendu. Les appartements de 60 pyeong sont le problème. Nous avons lancé notre offre au milieu de la période de stagnation du marché immobilier. Au début, on vendait 20 unités par jour.

M. Park : Ensuite, la demande a stagné ?

Chef du bureau de marketing de SH Corporation : Non, elle a quand même continué un peu parce que nous avons baissé les prix au fur et à mesure.

M. Park : Le problème, c’est que cela ne concerne pas que les appartements de SH Corporation, mais aussi ceux d’autres entreprises de construction.

Chef du bureau de marketing de SH Corporation : À ma connaissance, il y a 4 500 unités de logement non vendus dans la ville de Séoul. Mais ce chiffre ne concerne que les appartements en construction, pas les bâtiments déjà construits. Quand la construction se terminera, presque tous les appartements seront vendus. Les quatre bâtiments que vous voyez devant vous comportant 75 unités de logement sont vides. Venez avec moi.

M. Park : Quels sont les avantages des unités de SH Corporation ? Il faut les connaître pour les vendre.

Chef du bureau de marketing de SH Corporation : La New Town d’Eunpyeong est un espace écologique. La raison principale de cette situation est une faible demande en logements de grande taille et non pas l’absence d’avantages. Nous sommes en train de baisser les prix, mais il faut attendre la dynamisation du quartier. Il faut construire un environnement qui pourra répondre aux attentes des habitants locaux.

M. Park : Donc l’environnement, la vue et la qualité de l’air sont agréables. Ce sont des éléments nécessaires.

Chef du bureau de marketing de SH Corporation : Étant donné que les bâtiments ont été construits il y a deux ans, le style est un peu démodé. Nous allons donc les rénover.

M. Park : Si nous arrivons à résoudre le manque de commerces et de services et l’absence de routes, les ventes augmenteront. Cela demande du temps, mais nous allons y arriver. En ce moment, les gens n’ont pas assez d’argent pour acheter de nouveaux appartements.

Chef du bureau de marketing de SH Corporation : Les gens déménagent pour s’installer dans une meilleure infrastructure, mais si elle tarde à être installée, cela fatigue les habitants. Le quartier est impeccable, pas une seule poubelle dans la rue grâce à une station de collecte des déchets par le vide. On ne voit aucun chat parce qu’il n’a rien à manger ici. Comme je le disais, ce quartier n’est pas mal, mais il manque d’infrastructures.

M. Park : Le problème est donc la taille énorme des unités. Il existe très peu de grandes familles qui ont besoin de ce genre d’appartement. Elles devraient plutôt intéresser les entrepreneurs qui pourront y installer leur bureau. L’appartement dans lequel se trouve le bureau du maire sur le terrain devrait être un peu plus intéressant que celui-ci puisqu’il est composé de deux étages. Cet appartement est trop grand pour un couple ou même pour une famille de quatre personnes. Il faudra créer de nouvelles demandes.




Un moment charnière de Séoul pour un avenir durable

Allocution lors du déjeuner à la réunion du WBCSD 2012 à Séoul

Date : 31 octobre 2012
Lieu : Sapphire Room de l’Hôtel Lotte

Mesdames et Messieurs les représentants coréens et étrangers conviés à la réunion du WBCSD 2012 à Séoul, c’est avec grand plaisir que je vous accueille aujourd’hui.

Je suis très heureux d’organiser la réunion du Conseil mondial pour le développement durable à Séoul, où les 200 principales entreprises du monde sont réunies pour discuter des solutions possibles pour le développement durable. Je vous souhaite la bienvenue à vous tous, qui avez accepté l’invitation à prendre part à la réunion à Séoul, en tant que partenaires importants pour la rénovation sociale.

En juin dernier, « L’avenir auquel nous aspirons » a été adopté comme texte final lors de la Conférence « Rio+20 ». Cela nous donne une chance de plus. En fait, l’environnement a suscité beaucoup de discussion dans les années 90, mais on n’a pas poursuivi la discussion au 21e siècle à cause d’autres enjeux tels que les politiques et l’économie. En l’espace des 20 dernières années, l’environnement mondial a continué à se détériorer dangereusement, ce qui menace non seulement les humains mais également toutes les espèces vivantes.

C’est pour cela que Stéphane Hessel, l’auteur d’« Indignez-vous ! » a proposé un nouveau point de vue dans son livre « Engagez-vous ! ». D’après lui, « un avenir durable » est aussi un point de vue anthropocentrique, et nous devons nous poser la question « La planète est-elle vraiment durable ? », avant qu’il ne soit trop tard, pour examiner tous les enjeux politiques et économiques et pour que chacun puisse planifier sa propre vie.

Bien entendu, il est peu important que vous soyez ou non entièrement d’accord avec lui. Ce que nous devons garder à l’esprit, c’est que les problèmes environnementaux menacent la prospérité des générations actuelles et futures.

L’été dernier, Séoul a été frappé par les anomalies climatiques qui menacent la durabilité de la planète. Le taux de précipitation était de 113 mm/h. Séoul fut alors inondée et des glissements de terrain ont causé plusieurs victimes. Nous sommes tous responsables de ces anomalies et d’une telle tragédie.

Le taux d’autosuffisance électrique de Séoul est seulement de 2,8%, tandis que 10 millions d’habitants de Séoul consomment 1700 tonnes d’équivalent pétrole (tep). Cela porte atteinte à la justice et à la démocratie énergétique. En plus, la production de l’énergie renouvelable est minime, soit 1,5% seulement de l’énergie produite.

C’est un moment charnière pour Séoul, qui se tourne vers les énergies propres. Séoul ne sera plus simplement une ville consommatrice d’énergie, elle assurera désormais son indépendance énergétique de manière durable.

C’est dans ce contexte que la Ville de Séoul a déclaré en avril dernier le « Plan de suppression d’une centrale nucléaire » qui vise à économiser 2 millions de tonnes d’équivalent pétrole (tep) d’électricité produite dans la plus grande centrale de Corée. Pour ce faire, nous prévoyons d’améliorer l’efficacité énergétique et d’accroître la production de l’énergie renouvelable afin d’augmenter l’autosuffisance électrique de Séoul à 8% d’ici 2014 et à 20% d’ici 2020.

Le succès de ce projet ne peut pas être seulement garanti par les efforts de la municipalité de Séoul. Je souhaite avoir votre avis à ce sujet. La Ville de Séoul fera de son mieux pour réaliser le « développement durable » ainsi qu’un « avenir durable » pour tous.

Les citoyens de Séoul apportent aussi une contribution significative. Plusieurs ONG et entreprises participent au projet de manière diverse et créative.

Notamment, les entreprises jouent un rôle central. Beaucoup d’entre elles se sont engagées à réaliser des investissements dans le secteur de l’énergie renouvelable qui exige des dépenses importantes. Elles prennent également part aux économies d’énergie en augmentant l’efficacité énergétique des grands bâtiments. La gouvernance énergétique se réalise à Séoul.

Depuis l’introduction de la notion de « responsabilité sociétale des entreprises » en 1992, plusieurs entreprises ont appliqué la gestion environnementale. Aujourd’hui, la plupart d’entre elles la considèrent comme un élément indispensable de la gestion stratégique.

C’est une tendance mondiale. Alors que dans le passé la protection de l’environnement et l’exploitation des ressources étaient les affaires de l’État et du secteur public, de plus en plus d’entreprises d’échelle mondiale prennent aujourd’hui en charge ces sujets. Les bénéfices des entreprises ne sont plus opposés à la protection de l’environnement ni aux réponses face aux changements climatiques. En effet, les entreprises pourront faire d’une pierre deux coups en mettant à profit des idées novatrices permettant en même temps d’améliorer leur compétitivité et de soutenir les causes sociétales et environnementales.

Des entreprises ont d’ores et déjà réagi aux problèmes environnementaux en déployant des efforts différenciés pour améliorer l’espace urbain. Le parc éolien « London Array », un cas représentatif de réseau de production énergétique, pourra distribuer de l’énergie à 480 000 foyers anglais. Il existe également des cas de villes intelligentes qui associent la durabilité et les services des technologies de l’information pour réduire les frais et la consommation d’énergie et améliorer le système de gestion des eaux.

Il est nécessaire de s’inspirer des entreprises qui ont su réduire leurs coûts tout en générant des valeurs sociales et économiques fondées sur les valeurs environnementales. Il existe de nombreux cas, par exemple l’approvisionnement de piles solaires aux pays en voie de développement pour la promotion du droit relatif aux énergies, des produits d’assurance et des services élaborés liés aux risques du changement climatique.

Un nouveau modèle commercial est né du mariage de la responsabilité sociétale et environnementale des entreprises et de la poursuite du profit. Il est venu le temps d’une nouvelle révolution industrielle.

J’espère que la présente réunion suscitera l’échange de bonnes pratiques qui serviront de source d’inspiration aux entreprises à Séoul.

Le 19 octobre dernier, le bureau régional pour l’Asie de l’Est de l’ICLEI, l’organisation mondiale des gouvernements locaux pour la durabilité qui compte 1 200 membres de 84 pays, a été lancé officiellement. Lors de la réunion conjointe tenue par le GexCom (Comité exécutif mondial) et le CMMCC (Conseil mondial des maires sur le changement climatique), la Ville de Séoul a fait la « Déclaration de la mairie de Séoul sur l’énergie et le climat de 2012 », visant à la réduction de l’usage des combustibles fossiles et de l’énergie nucléaire.

Nous souhaitons profiter de cette occasion pour renforcer le réseau des villes ainsi que le partenariat avec le secteur privé dans l’élaboration des politiques de développement durable. C’est ainsi que nous nous préparons à la conversion énergétique pour un avenir durable.

J’espère qu’un nouveau modèle de coopération entre les villes et les entreprises pour le développement durable sera élaboré lors de la présente réunion du WBCSD à Séoul, et que de nombreuses entreprises y participeront activement. Nous pourrons ainsi rassembler la sagesse de tous les participants.

Je vous remercie une nouvelle fois de votre participation. Merci.




La ville de Séoul aidera les seniors à surmonter leurs difficultés

Point de presse sur le « Plan global de Séoul pour le bien-être et la seconde vie des seniors »

Date : 30 octobre 2012
Lieu : Salle de presse de la Mairie de Séoul

Alors que le nombre de personnes âgées s’élève à un million à Séoul, elles connaissent de nombreuses difficultés. Selon une enquête réalisée auprès d’étudiants universitaires, lorsqu’on leur parle des seniors de Séoul, les premières choses qui leur viennent à l’esprit sont « Jongno », « Jongmyo » et « parc Pagoda ». Je suis déjà allé visiter la place de Jongmyo et le parc Pagoda, où un millier de personnes âgées jouent au go ou aux échecs. Je me suis demandé comment aider ces gens à passer leur temps de manière plus productive. Le « Plan global pour les seniors » est le fruit de cette réflexion.

Et ce n’est qu’un début. Nous continuerons de faire notre mieux pour que les seniors de Séoul puissent commencer une « seconde vie » stable et pleine de sens.

Les seniors d’aujourd’hui ont passé la majorité de leur jeunesse à faire face aux nombreux changements et défis de l’histoire moderne, tels que la guerre de Corée, son industrialisation et enfin sa démocratisation. Ils ont également permis au pays d’accéder à son rang actuel de 15e puissance économique mondiale et de se distinguer dans les domaines du sport, de la culture et de la diplomatie. Nous ne devons pas oublier leur contribution.

Mais quelle compensation leur a été accordée ? Comment vivent ces seniors à Séoul aujourd’hui ? Leur nombre a déjà dépassé le million et 20 % d’entre eux vivent seuls. De plus, le taux de pauvreté chez les personnes âgées est de 45 %, soit trois fois supérieur à la moyenne des États membres de l’OCDE, tandis que leur taux de suicide est le plus élevé. La société reste indifférente aux quatre grandes difficultés rencontrées par les seniors : la pauvreté, la maladie, la solitude et le manque d’activité.

Désormais, la Corée verra arriver une nouvelle génération de seniors jouissant d’une meilleure santé et de meilleures capacités grâce à la croissance économique, au progrès médical et au vieillissement de la génération du baby-boom, qui s’élève à 2,4 millions. La population de Séoul vieillit plus rapidement que partout ailleurs, donnant lieu à une demande toujours croissante en matière de santé publique, de protection sociale, de sécurité et d’emploi. Le troisième âge ne doit plus être synonyme de misère. Le bonheur ne peut pas être garanti dans toute la capitale tant que les seniors ne sont pas heureux. Il est de notre devoir de faire des efforts pour défendre leurs droits et leurs intérêts, garantir la sécurité de leurs revenus et protéger leur santé.

Pour cela, la politique de Séoul pour les seniors s’adaptera aux besoins des différents groupes en fonction de leur âge et leur état de santé. Elle doit également inclure la génération du baby-boom et ceux qui atteindront le troisième âge dans un avenir proche. Il faut leur apporter une aide substantielle par le partage et la coordination des ressources existantes de la communauté plutôt que d’accorder un soutien aux grands établissements. Nous renforcerons l’efficacité, la cohérence et l’aspect stratégique des différentes politiques et nous poursuivrons le développement de nouveaux paradigmes pour le bien-être des seniors.

Pour mettre au point un plan global pour les seniors, nous avons organisé un séminaire intitulé « Que faire pour commencer une seconde vie professionnelle après la retraite ? » en avril dernier. Cette démarche a symbolisé le premier pas de notre projet.

Nous avons effectué 22 visites dans des établissements comme des centres d’aide sociale pour les seniors et des maisons pour personnes âgées afin d’écouter près de 500 personnes, dont des seniors, des membres d’associations du troisième âge et des employés des services sociaux. C’est ainsi que nous avons abouti au plan final.

Le « Plan global pour les seniors » a été élaboré selon trois nouveaux paradigmes : l’élargissement de la portée de notre politique, sa personnalisation ainsi que le partage et la coordination des ressources communautaires. Ce plan leur permettra de mieux préparer leur seconde vie, de trouver un emploi adapté à leurs besoins personnels et renforcera les services de soin pour ceux qui vivent seuls. Le plan comporte six domaines et 35 projets, dont 21 ont été spécialement créés et 14 simplement renforcés, par exemple l’offre de logements. Ces projets ont pour objectif d’instaurer un environnement agréable pour les seniors, de fournir des services culturels et de favoriser la culture du respect ainsi que l’intégration entre générations. Nous nous efforcerons de créer un lien fort entre ces projets et de mettre en place un cercle vertueux dans lequel la participation des seniors contribuera à leur propre bonheur.

Nous espérons que le plan global permettra de sensibiliser l’opinion publique au rôle crucial des seniors et que leur image positive se renforcera pour passer de 54,8 % en 2014 à 63 % en 2015. Pour l’année 2015, nous ferons également de notre mieux pour augmenter le taux d’emploi jusqu’à 30 %, le taux d’usage des centres d’aide sociale à 17 % et des services des soins à 10 % tout en essayant de diminuer le taux de suicide de 64,4 à 58,4 par cent mille personnes. Dans le passé, les seniors d’aujourd’hui ont aidé la ville de Séoul à se construire et désormais, c’est au tour de la ville de Séoul de les aider à commencer une seconde vie.




Je ferai de « Séoul, une ville respectueuse des valeurs humaines »

Discours prononcé lors du dîner d’accueil

Date : 25 octobre 2012
Lieu : Résidence officielle du maire dans le quartier de Hyehwa-dong

Je souhaite la bienvenue à Monsieur le Président, Dominic Barton, aux chers membres du conseil et les consultants qui sont venus jusqu’à Séoul à l’occasion de l’Assemblée générale du SIBAC (Seoul International Business Advisory Council). Je voudrais également remercier tous ceux qui sont venus assister à cet événement.

J’espère que vous avez fait bon voyage. En tant que citoyen, je vous souhaite un agréable séjour à Séoul.

Même si c’est la première fois pour moi de rencontrer l’ensemble des membres du SIBAC, j’ai déjà eu la chance de voir quelques-uns d’entre vous à Séoul et à d’autres endroits au cours de cette année. En tant que maire, je voudrais que vous sachiez à quel point votre soutien pour Séoul est un grand encouragement pour moi.

En Corée, on dit que l’on sort « sans avoir le temps de mettre ses chaussures » à l’arrivée de quelqu’un qui nous est très cher. En effet, je vous ai invités dans ma résidence pour que vous soyez plus à l’aise et que nous soyons un peu plus proches. J’espère que vous avez compris ma volonté. Le bâtiment central de cette résidence officielle a été construit en 1940. Il a été occupé par le président de la Cour suprême jusqu’en 1981, ensuite elle est devenue la résidence officielle du maire de Séoul.

Il y a trois semaines, nous avons ouvert ce lieu qui était jusqu’à lors « interdit » au public dans le cadre de l’événement « Open House Seoul ». Nous avons passé de bons moments avec les participants et j’ai moi-même présenté mes objets personnels et précieux.

Malheureusement, je dois déménager de ce bâtiment qui m’est très cher à cause des travaux de restauration de la muraille de Séoul autour de la résidence. Après les travaux, ce bâtiment sera transformé en un espace public comprenant entre autres un parc et une bibliothèque. J’ai déjà hâte de présenter le nouvel espace devant les citoyens.

Demain, c’est le premier anniversaire de mon investiture. Je pense que cette Assemblée générale sera une bonne occasion pour moi de revenir sur mes objectifs concernant la politique municipale ouverte basée sur la communication, la sympathie et les échanges avec les citoyens. D’autant plus que le thème de cette politique est « Séoul en tant que modèle du partenariat entre public, privé et civil ».

L’objectif de mon mandat est de créer une « ville pour les citoyens ». En investissant dans le bien-être et les hommes, je voudrais faire de Séoul une « une ville axée sur des valeurs humaines ». Je serai content d’écouter vos propositions concernant les éléments à réfléchir et à discuter pour changer notre ville.

L’emploi du temps est assez chargé pour cette journée de l’assemblée générale. Cependant, profitez du dîner pour vous détendre et profitez de l’automne, la plus belle saison en Corée. Je vous remercie.




Un an grâce à vous, les citoyens

Discours à l’occasion du premier anniversaire de l’investiture

Date : 24 octobre 2012

À l’occasion du premier anniversaire de mon investiture
Grâce à vous, les citoyens

Chers citoyennes et citoyens de Séoul, c’est le premier anniversaire de mon investiture.
Le temps passe vite mais il passe aussi lentement.

« L’eau peut faire flotter un bateau, mais elle peut aussi le faire chavirer », c’est une phrase que j’ai gravée dans mon cœur au début de l’année. Tirée de la série de Hwangbogyujeon du Livre des Han postérieurs, elle rappelle « la force des citoyens ».

Lors de mon investiture il y a un an, je vous avais déclaré que « les citoyens sont les capitaines d’un navire dénommé Séoul ». Pendant un an, j’ai fait de mon mieux pour tenir cette promesse. « Axe sur les citoyens », « communication avec le terrain » sont les deux grands traits de mon administration municipale.

Dès ma prise de fonction, j’ai d’abord tenu les trois promesses principales parce que les citoyens m’ont ordonné de prendre soin de leur vie. Un des slogans de ma campagne électorale est en lien avec cet ordre. « Le premier maire à changer ma vie ». L’aspiration pour un bien-être général des citoyens m’avait poussé à me présenter à l’élection. Je considère que je suis élu maire parce que les citoyens veulent un pilier sur lequel ils peuvent s’appuyer.

La première chose que j’ai faite après mon investiture est la mise en place de repas gratuits et respectueux de l’environnement à la cantine. Le « centre municipal de soutien des repas gratuits et respectueux de l’environnement » a été construit pour assurer une distribution continuelle de ces repas. À long terme, cette politique amplifiera les échanges entre le milieu urbain et rural et elle promouvra l’éducation nutritionnelle chez nos enfants.

Deuxièmement, j’ai réussi à baisser les frais de scolarité de l’Université municipale de Séoul de moitié. Ils ont été réduits à environ 1 million de wons par semestre. Nous avons même eu l’opportunité de discuter de la gratuité de l’enseignement supérieur. Ce débat a pris une échelle nationale et aujourd’hui, les frais de scolarité sont traités comme un sujet important même parmi les candidats présidentiels. D’ailleurs, les étudiants de l’Université municipale de Séoul ont connu un changement dans leur vie. En effet, le nombre de demandeurs de prêt étudiant a baissé de plus de 40 % alors que celui des bénévoles a doublé. Une réforme du système de concours d’entrée à l’université qui a entraîné de nouveaux frais de scolarité promouvra la solidarité et la créativité des étudiants à la place d’une malsaine concurrence.

Troisièmement, nous avons entamé le projet de transformation des CDD en CDI. Je me rappelle la joie et les sourires des 1133 personnes concernées et je vous assure que nous allons continuer cette politique. En ce moment, nous sommes en train d’étudier, grâce à un institut de recherches spécialisé, les moyens d’améliorer la stabilité et les conditions de travail des travailleurs indirectement employés par la mairie. Les études dont les résultats seront publiés avant la fin d’année comprendront également des dispositifs qui pourraient améliorer la stabilité d’emploi au sein des sociétés privées ayant des liens de coopération avec la mairie. Mes chers concitoyens, la stabilité de l’emploi est la base du bonheur des citoyens et aussi celle de la reprise de la demande intérieure et de la situation économique de la classe populaire. Avant toute autre chose, cette stabilité est la première condition non négociable pour les droits civils.

Lors de l’élection de l’année dernière, les gens considéraient ma victoire comme une innovation politique. Si l’apparition du « maire des citoyens » attirait l’attention publique, ce n’était qu’une partie du phénomène. Le cœur de ma politique municipale de l’année dernière était « l’innovation du système administratif ».

Premièrement, cette innovation se concentrait sur une « administration basée sur le terrain ». Pendant un an, mes collègues et moi avons intensifié nos efforts pour réaliser un système administratif qui respecte le terrain. En sortant de nos bureaux, nous avons essayé d’écouter les voix du terrain aux Forums politiques et ceux des experts ayant parfois des opinions contraires. C’était un système de gouvernance de coopération qu’ont installé les citoyens, les experts avec la mairie de Séoul. Au cours de 36 Forums politiques, nous avons rencontré 5 200 citoyens.

Quant au « plan général de soutien des familles des patriotes et des vétérans », le terrain jouait le rôle clé du projet. Je me suis rendu au cimetière national le 6 juin et j’ai également visité les maisons des personnes ayant rendu de grands services à l’indépendance du pays et à celles des vétérans de la Guerre du Vietnam. « Si nous ne pouvons même pas prendre soin de leur vie, qui se sacrifiera pour la patrie ou le public ? », ai-je pensé en les écoutant. À la suite de ces visites, nous avons discuté avec les associations concernées, et pour la première fois depuis la fondation du Gouvernement métropolitain de Séoul, les hauts fonctionnaires du Séoul ont visité leurs bureaux. Ces dialogues ont porté leurs fruits parce que nous avons pu trouver un moyen pour récompenser leurs sacrifices.

La plupart des politiques municipales avancent de cette manière, et tout cela n’aurait pas été possible sans les voix du terrain. Le « Plan global pour les personnes handicapées de Séoul », le « Projet de santé publique 36,5 », les « Normes relatives à l’aide sociale civile », « Séoul du partage » relèvent de la même nature. Particulièrement, « la stratégie de sortie de New town » n’aurait pas été possible sans les différentes voix et propositions du terrain.

Je suis maire pour ceux qui me soutiennent, mais aussi pour ceux qui ne me soutiennent pas. La politique municipale a pour mission de trouver un équilibre dans la confrontation entre la droite et la gauche, entre les riches et les pauvres. Elle doit également trouver une solution à l’inégalité régionale et au conflit entre générations. Une politique basée sur le juste, c’est la force du système administratif.

Deuxièmement, l’innovation du système administratif a été possible grâce à une « administration ouverte ». Nous avons développé l’« Administration ouverte 2.0 » (Open administration 2.0) basée sur les technologies informatiques et avons créé la « Place de communication et d’informations » (Information Communication Plaza) pour partager les informations publiques avec les citoyens. L’information est la richesse. Les informations activement rendues publiques créeront de nouvelles valeurs. Nous avons aussi décidé de publier les livres blancs de chaque projet pour enregistrer toutes les activités administratives du maire et les démarches administratives. En outre, nous mettons en place un système où le responsable de chaque projet est clairement identifié. Avec « Live Seoul, Live Won-soon », j’ouvre mon bureau à mes concitoyens. Tous ces protocoles rendent chaque politique plus rationnelle et transparente.

Troisièmement, nous poursuivons notre innovation à travers un nouveau système de communication. Une « administration sur Twitter » est devenue une réalité pour la première fois dans le monde. Je vais vous donner un exemple : Un tweet posté par une jeune mère signalait qu’une boîte de collecte de vêtements était mal placée sur un trottoir en face de l’école primaire de Sungnye dans le quartier de Jongam-dong et qu’elle s’avérait dangereuse pour les enfants. Ce tweet a été transmis au département responsable qui a immédiatement résolu le problème. Après cet épisode, la mère nous a dit « En fait, je ne m’intéressais ni à la politique ni à l’administration, mais ce que vous avez fait m’a beaucoup touché ». À ce moment-là, j’ai eu l’impression que tous nos efforts étaient récompensés.

Ainsi, le SMC (Social medias center) sera installé et centralisera toutes les propositions venant de Twitter et d’autres nouveaux médias pour les prendre en charge et partager leurs résultats. L’innovation du système administratif de la ville de Séoul progressera pas à pas. Toutes les nouveautés technologiques telles que la géolocalisation, la réalité augmentée ou la reconnaissance vocale seront branchées au système pour construire un socle contre les crises et les catastrophes naturelles. Nous avons aussi créé la « Boîte de trésors de Séoul », un espace numérique pour les chefs de bureau et les responsables de section de la mairie. Ils y partagent leurs idées et s’encouragent tout en liberté. Cet espace de coopération sera l’arme la plus efficace contre un système administratif isolé et l’enfermement de chacun dans un bureau.

Ces innovations vous concernent tous. « Innovez, occupez-vous de la vie des citoyens ». Cette demande de temps a conduit le système administratif à innover en concrétisant les moyens de participation des citoyens. Maintenant, ce sont les citoyens qui planifient le budget. Si vous regardez le budget municipal de l’année prochaine, 50 milliards de wons seront distribués dans le cadre de la « budgétisation impliquant la participation des citoyens ». Le plan urbain pour le Séoul de demain « Vision 2030 », a été dessiné avec le « Comité de budgétisation des citoyens », ce qui a permis d’ajuster le plan urbain matériel aux projets de vie des citoyens.

Avec votre participation et votre soutien, nous marchons depuis un an vers trois objectifs : le bien-être, la sécurité et l’emploi. Nous avons investi nos ressources humaines et financières dans des projets concrets qui ont pu améliorer la qualité de vie et vous encourager. Nous avons mobilisé les compétences de chaque citoyen.

Premièrement, nous avons annoncé les « Normes relatives à l’aide sociale civile ». Il s’agit d’une première dans son genre au niveau national et elles joueront un rôle de la charte du bien-être pour les citoyens. Elles seront le commencement du bien-être général dans notre société axé sur le revenu, le logement, la prise en charge des enfants, la santé et l’éducation. Grâce à vous, les citoyens, nous savons maintenant que l’investissement le plus rentable de notre époque est l’investissement dans l’homme. Nous veillerons à ce que les « Normes relatives à l’aide sociale civile », que nous avons préparées avec votre coopération, soient bien appliquées.

Deuxièmement, la sécurité de chaque citoyen est la sécurité de Séoul. Nous avons adopté le « Règlement de base pour la gestion de la sécurité et des catastrophes » pour assurer un système gestionnaire anti-catastrophe axé sur les citoyens. Un projet de cartographie communautaire et un système d’alarme et de prévention par SMS seront mis en place et permettront aux citoyens de participer davantage. En outre, le budget contre les catastrophes s’élève cette année à 758,8 milliards de wons, ce qui est 279,5 milliards de wons plus élevé que l’année dernière. Même si nous savons qu’il est impossible de prévenir toutes les catastrophes et qu’il faut du temps et des ressources pour établir une ville sûre, nous n’oublierons jamais que la première raison d’être d’une ville est la sécurité ses citoyens.

Troisièmement, disposer d’un emploi stable est la base du bonheur des citoyens. Nous avons commencé le projet de transformation des CDD en CDI en mai dernier. À l’avenir, nous envisageons de dynamiser l’économie en créant des emplois décents et durables. Les perspectives internes ou externes peuvent être sombres ou la situation peut être difficile, mais nous ne nous arrêterons pas. En créant des liens entre les entreprises et les universités, nous soutiendrons des programmes de formation pour les jeunes talents et créerons un « Hub des emplois pour les jeunes ». Nous créerons également des emplois décents en promouvant une économie sociale basée sur le partage et la solidarité. À l’aide de diverses stratégies, nous protégerons les petits commerçants et dynamiserons les marchés traditionnels et les commerces de quartier. Séoul pourra renforcer son moteur de croissance en élargissant le tourisme, les industries de divertissement et les industries du secteur du tourisme d’affaires.

Mes chers concitoyens de Séoul, nous vous devons nos succès. Nous avons réussi à offrir sans problèmes des logements publics en location et nous nous efforçons de réduire nos dettes. Le Gouvernement métropolitain de Séoul s’était fixé l’objectif de fournir 18 516 logements publics en location en 2012. Comme résultat, nous avons réussi à offrir 40 000 unités avec 16 000 unités supplémentaires en septembre. À côté de ces efforts, Séoul et les institutions d’investissement sont en train de faire leur maximum pour réduire nos dettes.

L’année dernière n’était pas une année si facile pour nous, parce que nous avons dû dépenser notre énergie pour simplement corriger les mauvaises mesures du passé. Je me sentais dépassé devant 20 trillions de wons de dettes. La mauvaise conjoncture économique, la baisse des recettes fiscales et les limites du système gouvernemental non complètement décentralisé sont devenues des problèmes quotidiens pour moi. Je devais travailler beaucoup, et il y avait beaucoup de choses que je voulais faire, mais les contraintes de la réalité m’empêchaient parfois de le faire.

Toutefois, ce sont aussi ces mêmes barrières qui me permettent de ne pas dépasser la limite de la vitesse. Je promouvrai, lentement, mais jusqu’au bout, le bonheur des citoyens à travers l’innovation du système administratif. Les citoyens m’aidaient quand j’étais affronté à des difficultés. Grâce à vous, j’ai pu être rationnel et logique en gérant des affaires. Et votre soutien m’a permis de prendre des décisions conformes à « l’intérêt des citoyens » et à « l’avenir de Séoul ». Je vous remercie encore une fois.

Je vais retourner sur le terrain. Le 1er novembre, le bureau du maire sera transféré à New Town d’Eunpyeong dont le lotissement est inachevé. Une fois arrivé sur place, je réfléchirai comment je pourrai résoudre le problème du complexe d’appartements de SH corporation et comment je pourrais améliorer la qualité de vie des habitants. Le bureau du maire continuera à se déplacer sur le terrain jusqu’à ce que nous trouvions des solutions ou des alternatives pour l’économie interne, les marchés traditionnels, le chômage des jeunes, la frustration des séniors et la prise en charge des enfants.

Cela fait déjà un an que je suis maire de Séoul et je voudrais exprimer ma gratitude aux fonctionnaires de la mairie. Vous avez été très patients et avez fait des sacrifices. J’avoue que je suis un leader méticuleux et strict, mais je voudrais que vous sachiez une chose. Vous êtes les meilleurs collègues que j’ai connus.

Chers concitoyens de Séoul, je vous remercie pour votre soutien. J’ai ici les noms des 3430 personnes qui ont participé à l’administration municipale : les maires citoyens du jour, les maires d’honneur, les participants au Forum politique, les participants de l’Histoire de Séoul racontée par monsieur Park Won-soon, les écrivains-citoyens, les participants au projet « Germes d’espoir », et les citoyens qui ont posté des propositions sur mon Twitter, et la liste ne s’arrête pas ici. On vous doit le bonheur des concitoyens.

Chères citoyennes et chers citoyens de Séoul, nous sommes tous des instruments de musique qui produisent différents sons. Toutefois, nous faisons tous partie d’un même orchestre qui joue des morceaux majestueux. Veuillez participer et nous critiquer. Je ferai de mon mieux pour diriger cet orchestre. Aujourd’hui, nous avons examiné ce que nous avons fait au cours de l’année dernière, et j’éprouve une certaine impatience quant à l’année prochaine. Mon cœur bat à tout rompre quand je pense aux morceaux que va jouer notre orchestre. Grâce à vous, tous les jours sont remplis d’espérance pour chaque citoyen et votre maire. Je vous remercie.




La Ville de Séoul met ses citoyens au-dessus de tout

Déclaration des normes de bien-être de Séoul

Date : 22 octobre 2012
Lieu : Salle de presse à la Mairie de Séoul

Monsieur Kim Myeong-su le président du conseil municipal de Séoul, Monsieur le professeur Kim Yeon-myeong, qui n’est malheureusement pas parmi nous aujourd’hui, Mesdames, Messieurs les membres du comité de promotion pour les normes de bien-être, je vous remercie pour votre contribution très précieuse tout au long de la procédure. Je tiens à présenter aujourd’hui les normes de bien-être de Séoul que les experts, les fonctionnaires et les citoyens ont aidé à mettre en place pendant les neuf derniers mois.

Quelques jours après mon entrée en fonction en tant que maire de Séoul, j’ai reçu une lettre d’un citoyen. C’était une personne handicapée bénéficiant des allocations de sécurité sociale. Elle s’est plainte en disant que le montant des allocations a diminué à cause de l’augmentation des revenus de sa fille avec qui elle a pourtant perdu tout contact depuis longtemps. Je me suis dit qu’il y a sûrement un problème dans le système de protection sociale. En plus, j’ai appris que le nombre de personnes qui ne peuvent pas recevoir les allocations dépasse celui de ceux qui en bénéficient actuellement. Alors, j’ai décidé de mettre en œuvre dans les meilleurs délais possible les normes de bien-être que j’avais promises durant ma campagne électorale.

La Corée a fait beaucoup de progrès. Elle s’est même hissée au rang de la 15e puissance économique mondiale.

Mais où en sommes-nous en ce qui concerne la qualité de vie ? Parmi les États membres de l’OCDE, la Corée occupe la première place en matière de taux de pauvreté chez les personnes âgées, de faiblesse du taux de natalité et de taux de mortalité par suicide. C’est très embarrassant. Ceci est dû au fait que nous nous sommes concentrés sur les investissements dans le développement au dépit de l’amélioration des conditions de vie.

La vie est encore plus difficile à Séoul en raison d’un niveau de vie plus élevé que dans d’autres régions. Les logements et les loyers y sont plus de deux fois plus chers et l’éducation y est coûteuse. L’indemnité minimale de subsistance est fixée selon le niveau de vie dans les villes de petite et moyenne taille. Il existe aussi un grand fossé entre les différents arrondissements de la Ville de Séoul.

Le plus grand problème est la détérioration de la vie des citoyens de Séoul, en particulier l’effondrement de la classe moyenne et l’augmentation de la classe défavorisée.

Voilà pourquoi nous avons besoin des normes de bien-être de Séoul, elles nous permettront d’établir des critères adaptés aux caractéristiques de la capitale et de renforcer les investissements dans le bien-être des citoyens. Tokyo a déjà mis en place des normes de bien-être intitulées « Civil Minimum » dans les années 1960 et London dispose d’un « London Plan » pour l’amélioration des conditions de vie.

Pour élaborer ces normes, puisqu’il s’agit de la vie des citoyens, il est primordial de parvenir à un consensus public. À cette fin, nous avons constitué un comité de promotion composé d’experts et de représentants des citoyens afin de prendre des décisions importantes, comme notamment l’établissement des lignes directrices. Des experts de plusieurs domaines ont vérifié d’anciennes études et des fonctionnaires ont étudié la faisabilité des mesures. Des citoyens ont également exprimé leur avis à travers différents canaux comme les forums politiques, les tables rondes à 1 000 participants et le Groupe d’échos pour le bien-être de Séoul.

Un avant-projet des normes a été rédigé en février par un groupe d’experts et présenté en avril lors des forums politiques et des tables rondes à 1 000 participants, dans lesquels les citoyens ont partagé leurs points de vue. Après l’examen budgétaire, les normes sont finalement dévoilées au public aujourd’hui, après neuf mois d’étude.

Les normes de bien-être de Séoul sont composées de critères déterminant l’indemnité minimale de subsistance et de 102 projets. Elles serviront de guide pour le bien-être des citoyens dans cinq domaines influant sur leur vie quotidienne : les revenus, le logement, les soins, la santé et l’éducation.

Je voudrais vous expliquer en détail les critères et les projets dans chaque domaine.

Le premier volet concerne les revenus. Nous avons établi des normes minimales pour faire en sorte que « l’indemnité minimale de subsistance » soit garantie à chaque foyer. Nous avons fixé des normes appropriées pour faire en sorte que les revenus de chaque citoyen soient au-dessus du seuil international de pauvreté fixé à 50% du revenu médian.

Pour mettre en œuvre ces normes, la Ville de Séoul entamera divers projets. Nous adopterons un régime municipal de sécurité des moyens de subsistance et assouplirons les exigences relatives aux revenus, aux biens et aux personnes ayant l’obligation légale de subvenir aux besoins du bénéficiaire du régime. Nous aiderons 190 000 personnes relevant de la classe défavorisée en leur fournissant la moitié de l’indemnité de subsistance destinée aux bénéficiaires du régime municipal de sécurité des moyens de subsistance, ainsi qu’une éducation, une prime d’allocation pour leurs enfants et une aide pour les frais funéraires. L’année prochaine, nous investirons 41 milliards de wons de budget dans ces projets. Nous promettons plus d’emplois et une meilleure protection sociale. En effet, d’ici 2018, nous aiderons 6 000 personnes vivant avec un revenu inférieur au coût minimum de la vie à joindre le programme de travail obligatoire, nous créerons 25 000 emplois pour les jeunes, 27 000 emplois pour les femmes et 100 000 emplois pour les personnes âgées. Les personnes qui n’ont pas de revenu et qui n’ont pas droit à l’aide de l’État en raison des revenus de leur fils pourront désormais toucher une indemnité mensuelle de subsistance.

La préoccupation majeure des citoyens de Séoul reste le problème du logement. Les 20% les plus défavorisés des habitants de Séoul dépensent 41,9% de leurs revenus pour payer leur loyer. Cela implique qu’ils vivent avec la moitié de leurs revenus. C’est pour cela que nous avons établi des normes minimales pour faire en sorte que « les loyers ne dépassent pas 30% des revenus et que l’état du logement corresponde aux normes minimales de logement ». En outre, nous avons fixé des normes appropriées pour faire en sorte que « les loyers ne dépassent pas 25% des revenus et que la taille de logement soit de plus de 54㎡ pour un foyer de quatre membres ». D’ici 2020, nous « élargirons le marché du logement de 10% en fournissant davantage de logements locatifs publics » et réduirons les loyers qui pèsent sur la classe à faible revenu en soutenant leur rémunération par le biais d’allocations pour le logement. À partir de 2014, nous fournirons 300 logements chaque année pour les personnes âgées et handicapées en augmentation rapide pour atteindre 1 500 logements d’ici 2018. Je souhaite que tous nos voisins qui ont supporté le froid chaque hiver dans un appartement au sous-sol pour économiser sur le loyer et le chauffage puissent désormais passer un hiver au chaud.

La Corée a le taux de natalité le plus faible parmi les États membres de l’OCDE. Séoul est même la ville avec le taux de natalité le plus bas de Corée.

Pourquoi les Coréens ne veulent-ils pas d’enfant ? La réponse est simple : ils n’ont pas d’environnement favorable à la garde des enfants. Seulement 10,8% des crèches de Séoul sont publiques et pour y envoyer leurs enfants, les parents doivent attendre 1 à 3 ans après avoir fait une demande. En plus, beaucoup de personnes âgées et handicapées n’ont pas accès aux soins.

Nous avons donc établi des normes minimales pour faire en sorte que « les frais de soins soient inférieurs à 10% des revenus » et des normes appropriées pour que « des services de soins soient disponibles pour chaque citoyen à moins de 10 minutes de chez eux ». Pour mettre en œuvre ces normes, nous construirons plus de deux crèches publiques dans chaque quartier. Nous collaborerons avec chaque arrondissement pour que le loyer couvre moins de 50% du coût total de la crèche et nous améliorerons la quantité et la qualité des services de garde d’enfants. Nous financerons l’assurance de soins prolongés ainsi que les soins aux seniors pour les personnes âgées vivant avec un revenu inférieur au coût minimum de la vie et qui n’ont pas droit à l’aide de l’État. Nous offrirons des services d’assistance personnelle supplémentaires aux personnes handicapées de premier et deuxième degrés qui ne se sont pas qualifiées pour les mêmes services fournis par l’État. J’espère que ces personnes pourront désormais se déplacer plus librement pour assister par exemple à une pièce théâtre qu’elles souhaitent voir à Daehangno.

En outre, 18,1% des habitants de Séoul doivent renoncer aux services médicaux pour des raisons économiques et l’écart ne cesse de s’approfondir entre les différentes régions. Nous avons donc établi des normes minimales pour faire en sorte que chaque citoyen ait accès aux services médicaux essentiels, et nous avons créé des normes appropriées pour améliorer l’état de santé des citoyens tout en comblant l’écart régional.

Pour ce faire, nous ferons en sorte que les centres de santé soient à moins de 10 minutes de chaque citoyen et nous mettrons en place progressivement des services médicaux pour tous. Pour les patients qui n’ont pas de famille pour s’occuper d’eux, nous désignerons le Centre médical de Séoul comme l’hôpital central pour les services gratuits d’assistance d’infirmières. Nous mettrons en service 100 centres de soins de santé ouverts 24/24. J’ai entendu par exemple qu’une mère de jumeaux de 3 ans a beaucoup de peine à aller aux urgences chaque fois qu’un des enfants tombe malade, car c’est trop loin de chez elle. En établissant davantage de centres ouverts 24/24, je souhaite alléger ses difficultés.

Le principe de la gratuité de l’enseignement au cours de la scolarité obligatoire est quant à lui prévu dans la Constitution. Beaucoup d’enfants renoncent toutefois à leur éducation pour des raisons économiques même pendant leurs années de scolarité obligatoire. Pire encore, un fossé éducatif existe même au sein de la Ville de Séoul. Nous avons donc établi des normes minimales pour faire en sorte que chaque citoyen jouisse du droit à l’éducation et à cette fin, la Ville de Séoul allégera leur charge financière. Nous avons également fixé des normes appropriées pour que davantage d’adultes aient accès à l’éducation permanente.

Les normes en matière d’éducation sont déterminées par le Bureau de l’éducation. Nous avons donc collaboré avec le Bureau de l’éducation de Séoul dans l’élaboration de ces normes et nous penserons à ses intérêts dans leur application. Nous continuerons également d’essayer d’obtenir la coopération du gouvernement central. Nous commencerons par baisser progressivement les frais supplémentaires des études sur le terrain et du matériel scolaire. Ensuite, nous rendrons les repas scolaires gratuits dans toutes les écoles primaires et secondaires d’ici 2014.

J’ai déjà entendu une mère d’un élève de 4e année primaire s’inquiéter de la qualité des repas à l’école, mais le matériel scolaire entraîne aussi des coûts supplémentaires. Dans le cadre du projet de gratuité des repas dans les écoles primaires et secondaires, nous financerons donc le coût du repas, mais aussi du matériel scolaire d’ici l’année prochaine.

Bien entendu, la faisabilité des normes et des projets dans ces cinq domaines dépendent du budget. Comme vous le savez tous, Séoul a un budget limité, mais il faut faire ce qui est nécessaire. Nous désignerons les projets les plus urgents et importants comme prioritaires. Si leur efficacité reste incertaine, nous les classifierons alors comme projets pilotes. Nous limiterons l’augmentation du budget pour accroître d’année en année les investissements dans la protection sociale jusqu’à 2018. L’année prochaine, 1 621 milliards de wons sont prévus pour les 102 projets des normes de bien-être. Si l’on y rajoute les fonds du Bureau de l’éducation de Séoul estimés à 358 milliards de wons, cela reviendra à 2 737 milliards de wons, soit une augmentation de 791 milliards de wons par rapport à l’année 2012. Le budget consacré actuellement à la protection sociale s’élève à 26%. Nous l’augmenterons jusqu’à 30% en 2014 afin de mettre en œuvre les normes de bien-être de Séoul.

Cependant, la Ville de Séoul ne pourra pas le faire seule. Une révision des lois et un financement sont nécessaires de la part de l’État. En effet, en ce qui concerne les revenus, même si la Ville de Séoul met en place une indemnité minimale de subsistance, il faut que l’État révise la loi relative au régime national de sécurité des moyens de subsistance. Pour fournir davantage de petits logements moins coûteux, il faut assouplir les exigences relatives à la taille des logements dans les règles du logement et de la construction. Le système de santé doit également être réformé par le gouvernement central pour améliorer les centres publics de soins de santé et assurer un meilleur traitement des travailleurs. Il faut appliquer un système de quotas afin de combler les besoins en main-d’œuvre dans le domaine de la santé. Le gouvernement central devra prendre les mesures nécessaires afin de rendre l’éducation encore plus gratuite et employer davantage de professeurs pour diminuer le nombre d’élèves par classe. Il faut accorder des subventions en fonction de la ville, ce qui reste encore actuellement l’obstacle principal de ce projet.

Certains disent que l’économie est trop faible pour que l’on parle de développer les prestations sociales. Accroître le bien-être, c’est pourtant investir dans notre avenir. Selon plusieurs experts, l’augmentation des dépenses publiques peut créer des emplois, augmenter les revenus et la consommation pour contribuer finalement deux fois plus à la croissance économique que les projets de développement. Les normes de bien-être de Séoul aboutiront à la création de plus de 170 000 emplois d’ici 2018, ce qui permettra dans le cadre du régime national de sécurité des moyens de subsistance de Séoul d’accroître les revenus des jeunes, des personnes âgées, des femmes et de la classe défavorisée. De plus, l’augmentation de la consommation de la classe à faible revenu et la réduction des frais médicaux apporteront une contribution importante à la croissance économique de Séoul à long terme.

Les normes de bien-être de Séoul ont été établies par un consensus public et constituent les premières normes du genre dans l’ensemble du pays. Les mesures de Séoul seront désormais axées sur le bien-être de ses citoyens plutôt que sur le développement. Chacun aura le droit à une qualité de vie décente. J’espère que ces normes pourront servir de moteur pour améliorer les conditions de vie de l’ensemble de la population.

Mesdames et Messieurs les membres du comité de promotion, chères citoyennes et chers citoyens de Séoul, je vous remercie une nouvelle fois pour la contribution considérable que vous avez apportée à la mise en place des normes de bien-être de Séoul. Merci pour votre présence ici aujourd’hui.